Le livre

Édité aux éditions du Seuil Collection Fiction & Cie.

Quarante-trois photographes, jeunes pour la plupart, se sont autosaisis d’une mission inscrite dans une forte tradition (de la Mission héliographique en 1851 à celle de la DATAR au début des années 1980, en passant par la grande opération menée aux États-Unis par la Farm Security Administration entre 1935 et 1942), celle de dire un pays sans le figer. Les frontières deviennent incertaines, les catégories s’abolissent, la photographie rejoint la littérature dans sa capacité à décloisonner le temps et l’espace. Métaphoriser le territoire par la liquidité, c’est affirmer la possibilité de secouer les perceptions qui ont cours.
Nulle commande ici, aucune administration à l’initiative de quoi que ce soit. Pour les photographes, indépendants et cooptés, il y avait simplement le désir d’appréhender les réalités contemporaines de leur pays, de percevoir ses élans, ses lignes de fracture, ses mélanges, ses espaces naturels ou urbains, ses recoins, ses sommets, ses relais, ses évolutions, ses subtilités, ses complexités, ses habitudes, ses modes d’habitation, ses virtualités.

PLUS QU’UN LIVRE DE PHOTOGRAPHIES

À chaque photographe il a été proposé d’écrire un texte et/ou d’ouvrir les coulisses de sa démarche artistique, de nous dévoiler les sentiers de sa création. Ils ont, avec leurs mots ou leurs documents, constitué une esthétique saisissante et passionnante du regard dans un double mouvement d’appartenance et de décentrement.

Bernard Comment,
éditeur du livre

Autres ouvrages autour du projet

La Mission Photographique de la Datar – juillet 2013

Un ouvrage de Raphaële Bertho sur l’histoire la mission photographique de la Datar, ouvrant sur les nouveaux enjeux de la représentation du paysage français. « Territoire vécu, territoire affectif, territoire des flux, territoire artificiel : intimes ou partagés, ancrés dans leur propre temporalité, les territoires du monde contemporain s’enchevêtrent et se superposent dans une perception qui se veut avant tout sensible. Dégagée de son carcan documentaire, la photographie assume ici sa dimension fictionnelle pour devenir le lieu d’une véritable mise en récit poétique. Devenus fluides, argentiques ou numériques, constitués aussi bien de chimie, de pixels ou de pigments, réalisés au téléphone portable comme à la chambre photographique, les clichés du projet France(s) Territoire liquide offrent une vision kaléidoscopique d’un espace contemporain soumis au prisme de l’imaginaire.».

La Mission photographique de la Datar, nouvelles perspectives critiques

Collectif, pour le compte du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) 180p. 21x 26 cm
En complément d’un ouvrage grand public sur la Mission photographique, la DATAR travaille sur la réalisation d’une revue scientifique. Celle-ci porte sur l’influence de la Mission photographique dans les différents champs des sciences sociales (géographie, paysagisme, anthropologie, sociologie, histoire de l’art, droit, etc.) ainsi que sur les usages et/ou potentiels de la photographie pour saisir, comprendre, représenter ou transformer les territoires.

Avec un article de Paul Wombell, sur les enjeux d’une mission photographique en auto-commande et la mise en réseau des auteurs autour d’un projet commun de représentation du nouveau paysage français.