FTL par Jean-Christophe Bailly

«Les cosmos qui, à chaque passage de voiture, oscillent et tremblent le long du mur qui borde la «maison de maître» du village, de chétives ou prospères orties poussant, n’importe où, devant un mur de parpaings sans usage défini, une grande roue allumée la nuit au-dessus de la ville (je l’ai vue à Paris, Lille, Marseille et Saint-Étienne), des congères salies bordant une route avec, au lointain et en contrebas, un groupe de maisons d’où montent des fumées, des chevaux immobiles dans une prairie qui descend en pente douce vers une rivière dont on a lu le nom sur la carte et que l’on devine mais ne voit pas, un petit lac de montagne s’offrant en miroir à la dilatation d’un ciel rapide et menaçant,…»

Extrait du livre édité au Seuil Fiction & Cie